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Tout comme en Bretagne ou dans le reste de l'hexagone, le métier de chauffeurs a évolué logistiquement, technologiquement et humainement. Au gré du temps les chauffeurs ont commencé à décharger eux même leurs camions pour toujours en faire plus et gagner du temps, à décharger en coupure, soutenir un rythme de travail élevé, à décharger sans disques, à dépasser les temps de conduites et détourner les fonctions essentielles du contrôlographe. Les patrons ont toujours eu le dos large avec leur clientèle en acceptant des conditions de travail détournées en totale infraction avec la législation en vigueur et bien souvent impunie par la loi pour le patron qui passe au travers des mailles du filet. mais le chauffeur paye souvent les pots cassés en honorant les procès verbaux.Ces infractions sont souvent provoquées par une pression permanente du patron ou de l’exploitation. La concurrence libérale appliquée dans le transport fait que c’est toujours la dernière personne qui est au bout de la chaîne qui subit les conséquences d’un système inéquitable et totalitaire.
Les pressions morales dans ce secteur d’activité sont légions et difficile à prouver, cela fait que la plupart des chauffeurs se taisent et suivent le troupeau « d’agneaux » dociles. Les pressions sont maintenues pour que la tendance ne s’inverse pas et que les agneaux ne se transforment pas en loups. Tout le monde a un emprunt ou divers crédits sur le dos et les patrons le savent, le gouvernement le sais aussi, ils nous ont asservis avec ce système. L'hypocrisie est là tous les jours, les dirigeants ont réussi à diviser ou à nous individualiser. Les relations de travail qui sont à nos côtés au quotidien et qui sont en accord avec tes idées lors d’un débat, n’hésiterons pas à retourner leur veste devant le patron. Nous en sommes arrivés à en regarder notre nombril et à ignorer nos collègues qui sont à nos côtés et qui sont dans le besoin. Nous pourrions croire que ce n'est que dans le transport mais c'est dans tous les secteurs d'activités et c'est terriblement insupportable lorsque l'on est seul dans sa cabine de camion, 24h/24h, 5 à 6 jours par semaine. Quand au métier de chauffeur routier, maintenant tout est calculé au cordeau et pour ce qui est de son confort c'est comme dans certaines unités, c'est marche ou crève. Les jeunes recrues des bureaux d’exploitation sont des diplômés sortant des écoles qui n’ont aucunes notions de la route pure ou ce sont des chauffeurs reclassés, parfois et surtout pire que ces jeunes, qui optimisent au maximum et au delà, le matériel et l’humain. Au même titre que l’on met des chauffeurs zélés sur de nouvelles tournées d’un futur marché et que la personne met un point d’honneur à faire en un minimum de temps en total manque de respect des règles de bases et qui pénalisent ceux qui viendront vraiment faire le job. Nous allons aborder les autres usagers de la route qui font un délit de « sale poids lourds » et qui ne supportent pas d’avoir un gros « cul » devant. Ces gens n’acceptent pas de perdre 1 seule seconde le matin quand ils partent, parce qu’ils quittent leur domicile à 7h55 et doivent être à 8h00 au travail et ont 20 kilomètres à faire tout en prenant des risques inconsidérés qui mettent leurs vies en danger ainsi que celle des autres usagers. Ce sont ces fameuses personnes qui exigent leurs viandes fraîches et leurs légumes dans leurs assiettes tous les jours. Ce sont encore ces gens qui exigent que les camions soit à l’arrêt pendant qu’ils partent en vacances pendant la période estivale. Pensent ils une seconde que la personne qu’ils pénalisent ne voit pas sa famille de la semaine et qu’il n’a que le week end pour cela. Ses mêmes gens qui traitent les chauffeurs d’incompétents ou de fainéants parce qu’ils arrivent en retard à la livraison dans leurs entreprises. Ils ignorent tous les lois qui régissent le transport et le basique est que la route n’est pas une science exacte. Ce sont encore ces gens qui traitent l’être humain qui passe sa vie derrière son volant, d’assassin ou de meurtrier parce qu’il a dépassé d’une minute le temps de conduite et qu’une voiture est venue s’encastrer sous son camion parce que tous les parkings sont complets et que les infrastructures ne sont plus adaptées. Nous aimons toujours la route et les camions mais tout ce qui gravite autour nous dégoûtent. Pour certains d’entre nous, nous ne sommes plus fier d'être routier car au lieu de le valoriser, on le dénature, on détruit l'image. Les infos du JT, les journaux, les médias tout confondu ne nous fond pas de cadeaux ! Rappelez vous le chauffeur qui s'est fait attraper à une vitesse peu avouable, les médias se sont engouffrés et ont trouvé les chauffeurs qui regardent les dvd en roulant, pour cette société nous sommes les bêtes à abattre (1 pour tous et tous pour 1) Le dicton n'a jamais autant bien marché dans ce sens. Pourtant le transport est omniprésent et incontestablement utile à la communauté mais aux vues de certains comportements, nous n'avons plus cette ardeur , plus cette envie de donner nos vies professionnelles aux entreprises de transports, à l'économie de notre pays. Nos vies privées ne sont plus respectées. Le conducteur routier donne sa vie privée au service des autres pour recevoir en prime le salaire de la peur, le salaire de la misère et comme compliments, "vous n'êtes que des parasites sur la route". Une parenthèse positive abstraite, quand on dépanne ses gens qui sont dans la mouise" nous sommes des routiers sympa dixit "ceux de l'époque de Max Meynier. Generousbear & Olier
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