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Bonne nouvelle ! La cotisation pour BRV passe à 22 euros en 2010 !
Les Grêves
Faut-il faire grève ? PDF Imprimer

Voilà une question quasi existentielle qui se pose de manière récurrente dans notre profession.
Chez les journalistes on appelle ça un marronnier, un sujet qui revient tous les ans à la même époque comme la rentrée scolaire, Noël ou les grands départs en vacances. Là, c’est pareil, régulièrement nous avons droit à des appels à la grèves de centrales syndicales de plus en plus déconnectées de la réalité, même si, cette fois, FO, CFDT, CGT, CFTC et CGC semblent avoir un discours commun. C’est la première fois de 1997 tout de même.

Vous l’avez compris, ce billet d’humeur n’est pas un brûlot appelant à cesser immédiatement toute activité mais plutôt destiné à pointer du doigt un énième mouvement qui finira, comme souvent, dans les oubliettes du combat syndical.

Commençons par le commencement, que revendique-t-on cette fois-ci ?

Le nerf de la guerre c’est l’argent. Il y a donc une demande de revalorisation du taux horaire de 9,16 à 10 euro pour les coefficients 150 M et appliquer cette différence aux autres grilles de salaires. C’est aussi 4 % de plus pour les cadres, 4 % de plus pour les frais de déplacements et un 13e mois pour tous.

Que proposent les employeurs en face ? Le minimum, chacun étant dans son rôle, à savoir 2,5 % pour les bas salaires et 1,5 % pour les 150 M. A priori, aux dernières nouvelles ils passeraient à 3 %.

Voilà pour les forces en présence.

Donc le 13 décembre à compter de 21h30 un mouvement de grève est annoncé.
Pourquoi le 13 décembre ?
Parce que c’est un dimanche.
Pourquoi 21h30 ?
Parce qu’il y a encore une intense activité dans le domaine des voyageurs et que les camions commencent à prendre la route.
Où auront lieu les blocages ?
Vraisemblablement des entrepôts frais et des entreprises adhérant aux organisations patronales.
Comment ?
A pied pour éviter d’éventuelles représailles patronales ou policières.

Voilà, vous savez ce qui vous attend.

Ça c’est pour le côté concret des choses. Passons maintenant à l’aspect un peu plus analytique de la situation.
Les salaires n’ont pas bougés depuis 2 ans et, en effet, une revalorisation semble la bienvenue. Encore faut-il qu’elle soit acceptable.
Il serait bon de rappeler que nous sommes en période de crise et que le transport routier est l’un des secteurs prioritairement touché. Pas d’activité, pas de transport, ça semble logique. Toutes les entreprises sont touchées. Prenons les grosses cavaleries qui ont vu leurs chiffres d’affaires régresser de manière significatives : TFE – 6,3 %, ND – 14,6 %, Khune et Nagel –27 %.
Regardons un peu du côté des employeurs. Aujourd’hui il n’est même pas question d’envisager une hausse des prix du transport, les chargeurs regardant au plus près. De même, les transporteurs se doivent d’être vigilant afin de limiter les impayés de plus en plus nombreux. Ajoutons à cela la fameuse taxe carbone qui va représenter une ponction de 300 millions d’euro pour arriver à terme à plus d’un milliard. Il va bien falloir la digérer.
Certaines professions ont connu des aides. Les agriculteurs se verront rembourser 75 % de cette taxe, les transporteurs resteront plafonnés à 36 %. Alors que le renouvellement du parc et les avancées technologiques font que les camions polluent de moins en moins, 8,8 % des émissions de CO2 pour les camions contre 18 % pour les voitures en 2007, le secteur ne s’en retrouve pas moins pénalisé. Aberrant.

Les baisses de chiffres d’affaires évoquées un peu plus haut ne sont pas sans conséquences non plus. Cela signifie moins d’intérim, moins de CDD, moins de sous-traitance, plus de licenciements et plus de fermetures d’entreprises. Sur les 9 premiers mois de l’année ce ne sont pas moins de 1 263 défaillances avec une forte hausse pour les entreprises de plus de 50 salariés.
Même si, il ne faut pas se le cacher, certains on profiter de la crise pour faire le ménage, ça reste préoccupant.
Alors faut-il vraiment se lancer dans un conflit d'où rien ne sortira de bon ?

Je ne le pense pas.

Je suis salarié et voir mon salaire augmenter, comme tout un chacun, je n’ai absolument rien contre mais si c’est pour qu’il serve à calculer mes futurs droits Assedic je ne suis pas convaincu de l’utilité.

C’est le problème des syndicats. Avoir les yeux plus gros que le ventre. Nous sommes en crise, les entreprises sont fragilisées et pourtant on veut bloquer les entrepôts sur une période où il y a la possibilité de compenser un peu les pertes de l’année.
Un 13è mois pour tous c’est du délire pur. Les grandes entreprises, pour la plupart le donne sous forme de prime de fin d’année, ce qui permet de la retirer si la conjoncture est franchement mauvaise. Un 13è mois pur et dur, je n’ai rien contre mais ce n’est pas réaliste. Comment fera une petite entreprise de 4 ou 5 chauffeurs, qui a dejà du mal à survivre, pour absorber une telle somme ?
C’est la culbute assurée.
D’ailleurs la FNCR l’a bien compris en se retirant du jeu. La belle unité syndicale n’aura durée qu’un temps.

Alors il ne faut pas non plus être trop prude, si les salaires augmentent personne ne s’en plaindra mais je reste aujourd’hui convaincu que ce n’est pas en cette période qu’il faut prendre le risque de déstabiliser encore plus une profession en chute libre. les syndicats prompts à dégainer le spectre de la grève viendront ensuite pleurer sur l’augmentation du chômage.

Chacun prendra ses responsabilités et se fera son opinion. La mienne est faite.

C’est mon avis et je le partage

Voilà une question quasi existentielle qui se pose de manière récurrente dans notre profession.

Chez les journalistes on appelle ça un marronnier, un sujet qui revient tous les ans à la même époque comme la rentrée scolaire, Noël ou les grands départs en vacances. Là, c’est pareil, régulièrement nous avons droit à des appels à la grèves de centrales syndicales de plus en plus déconnectées de la réalité, même si, cette fois, FO, CFDT, CGT, CFTC et CGC semblent avoir un discours commun. C’est la première fois de 1997 tout de même.

Vous l’avez compris, ce billet d’humeur n’est pas un brûlot appelant à cesser immédiatement toute activité mais plutôt destiné à pointer du doigt un énième mouvement qui finira, comme souvent, dans les oubliettes du combat syndical.

Commençons par le commencement, que revendique-t-on cette fois-ci ?

Le nerf de la guerre c’est l’argent. Il y a donc une demande de revalorisation du taux horaire de 9,16 à 10 euro pour les coefficients 150 M et appliquer cette différence aux autres grilles de salaires. C’est aussi 4 % de plus pour les cadres, 4 % de plus pour les frais de déplacements et un 13e mois pour tous.

Que proposent les employeurs en face ? Le minimum, chacun étant dans son rôle, à savoir 2,5 % pour les bas salaires et 1,5 % pour les 150 M. A priori, aux dernières nouvelles ils passeraient à 3 %.

Voilà pour les forces en présence.

Donc le 13 décembre à compter de 21h30 un mouvement de grève est annoncé.
Pourquoi le 13 décembre ?
Parce que c’est un dimanche.
Pourquoi 21h30 ?
Parce qu’il y a encore une intense activité dans le domaine des voyageurs et que les camions commencent à prendre la route.
Où auront lieu les blocages ?
Vraisemblablement des entrepôts frais et des entreprises adhérant aux organisations patronales.
Comment ?
A pied pour éviter d’éventuelles représailles patronales ou policières.

Voilà, vous savez ce qui vous attend.

Ça c’est pour le côté concret des choses. Passons maintenant à l’aspect un peu plus analytique de la situation.
Les salaires n’ont pas bougés depuis 2 ans et, en effet, une revalorisation semble la bienvenue. Encore faut-il qu’elle soit acceptable.
Il serait bon de rappeler que nous sommes en période de crise et que le transport routier est l’un des secteurs prioritairement touché. Pas d’activité, pas de transport, ça semble logique. Toutes les entreprises sont touchées. Prenons les grosses cavaleries qui ont vu leurs chiffres d’affaires régresser de manière significatives : TFE – 6,3 %, ND – 14,6 %, Khune et Nagel –27 %.
Regardons un peu du côté des employeurs. Aujourd’hui il n’est même pas question d’envisager une hausse des prix du transport, les chargeurs regardant au plus près. De même, les transporteurs se doivent d’être vigilant afin de limiter les impayés de plus en plus nombreux. Ajoutons à cela la fameuse taxe carbone qui va représenter une ponction de 300 millions d’euro pour arriver à terme à plus d’un milliard. Il va bien falloir la digérer.
Certaines professions ont connu des aides. Les agriculteurs se verront rembourser 75 % de cette taxe, les transporteurs resteront plafonnés à 36 %. Alors que le renouvellement du parc et les avancées technologiques font que les camions polluent de moins en moins, 8,8 % des émissions de CO2 pour les camions contre 18 % pour les voitures en 2007, le secteur ne s’en retrouve pas moins pénalisé. Aberrant.

Les baisses de chiffres d’affaires évoquées un peu plus haut ne sont pas sans conséquences non plus. Cela signifie moins d’intérim, moins de CDD, moins de sous-traitance, plus de licenciements et plus de fermetures d’entreprises. Sur les 9 premiers mois de l’année ce ne sont pas moins de 1 263 défaillances avec une forte hausse pour les entreprises de plus de 50 salariés.
Même si, il ne faut pas se le cacher, certains on profiter de la crise pour faire le ménage, ça reste préoccupant.
Alors faut-il vraiment se lancer dans un conflit d'où rien ne sortira de bon ?

Je ne le pense pas.

Je suis salarié et voir mon salaire augmenter, comme tout un chacun, je n’ai absolument rien contre mais si c’est pour qu’il serve à calculer mes futurs droits Assedic je ne suis pas convaincu de l’utilité.

C’est le problème des syndicats. Avoir les yeux plus gros que le ventre. Nous sommes en crise, les entreprises sont fragilisées et pourtant on veut bloquer les entrepôts sur une période où il y a la possibilité de compenser un peu les pertes de l’année.
Un 13è mois pour tous c’est du délire pur. Les grandes entreprises, pour la plupart le donne sous forme de prime de fin d’année, ce qui permet de la retirer si la conjoncture est franchement mauvaise. Un 13è mois pur et dur, je n’ai rien contre mais ce n’est pas réaliste. Comment fera une petite entreprise de 4 ou 5 chauffeurs, qui a dejà du mal à survivre, pour absorber une telle somme ?
C’est la culbute assurée.
D’ailleurs la FNCR l’a bien compris en se retirant du jeu. La belle unité syndicale n’aura durée qu’un temps.

Alors il ne faut pas non plus être trop prude, si les salaires augmentent personne ne s’en plaindra mais je reste aujourd’hui convaincu que ce n’est pas en cette période qu’il faut prendre le risque de déstabiliser encore plus une profession en chute libre. les syndicats prompts à dégainer le spectre de la grève viendront ensuite pleurer sur l’augmentation du chômage.

Chacun prendra ses responsabilités et se fera son opinion. La mienne est faite.

C’est mon avis et je le partage

 

http://www.route164.com/

http://www.lesroutiersbretons.fr/

 

 

 
BRV soutient le mouvement PDF Imprimer

collecte-lait

Les producteurs de lait poursuivent leurs actions, interpellant le plus souvent les camions de collecte. Ils préviennent : “aujourd’hui, c’est une journée blanche, aucun camion ne circulera”. Ce blocage des livraisons devrait se doubler d’autres opérations symboliques et spectaculaires car les producteurs laitiers veulent que la transparence soit faite sur le prix du lait.
Hier après-midi, les agriculteurs laitiers du Morbihan ont bloqué une dizaine de camions de transport de lait sur les  routes du département. L’Ouest, première région laitière de France, a été le théâtre de nombreuses manifestations, de la traite de vaches, au déversement de lisier ou de lait. Au total, près de 3.000 producteurs, selon les organisateurs, se sont rassemblés dans les seules villes de Laval, du Mans et de Saint-Brieuc.

Pour répondre à la grogne des producteurs, le gouvernement a nommé deux médiateurs pour trouver un accord sur le prix du lait entre producteurs et industriels. En outre, le ministre de l’Agriculture Michel Barnier doit rencontrer les présidents de la FNSEA et de la FNPL mercredi matin.

 
Veolia... PDF Imprimer

Transport. Un mouvement de grève annoncé pour le 16mars.

Les syndicats de Veolia transport ont décidé d'une journée d'action le 16mars prochain. Les conducteurs de car de la région Bretagne sont appelés à débrayer de 6h30 à 7h29. Les principaux syndicats  dénoncent principalement les conditions de travail et les salaires qu'ils jugent trop faibles par rapport aux horaires effectués.

Affaire à suivre...

 
Grève au péage de la gravelle PDF Imprimer
 
 
 
 
 
 
Grève dans les transports le 29 janvier 2009 PDF Imprimer

Grève dans les transports le 29 janvier 2009.

 

Les principaux syndicats des transports urbains (CGT, CFDT, FO et CFTC) ont appelé hier à une grève nationale le 29 janvier dans le cadre de la journée d’action interprofessionnelle pour la défense de l’emploi, des salaires, du pouvoir d’achat, de la protection sociale et des services publics face à la crise économique.

Outre les transports en commun de toutes les villes de France, l’appel concerne également l’ensemble des transports routiers, de voyageurs comme de marchandises, précisait-on mercredi au syndicat FO qui a diffusé le communiqué commun.

 

En réponse d’une action interprofessionnelle, BRV s’exprime ! 

 

Demat d'an holl,

 

C’est un vrai problème... ces grèves. Les syndicats français appellent à faire grève pour le droit des salariés le 29 janvier... ok. Mais bon nombre de salariés ont, comme tous, besoin de leur travail et se voient souvent dans l'obligation de travailler ce jour-là qu'ils le veuillent ou non.

Le vrai problème n'est pas de faire grève une n-iéme fois pour demander au gouvernement telle ou telle chose pour le bien des ouvriers... non pas pour BRV. Pour nous, c'est de pouvoir garantir la défense des salariés chaque fois qu'un ouvrier est en conflit avec son employeur. Et là tout se gâte...